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Tron : Ares – Quand Disney rate son retour dans la Grille

Imaginez un peu : vous êtes en 1982, vous sortez d’une salle obscure après avoir vu Tron, et là, un type vous tape sur l’épaule en disant : «Mec, dans 40 ans, on fera un troisième film avec Jared Leto en programme IA qui écoute Nine Inch Nails en regardant des couchers de soleil».Vous auriez probablement ri en pensant à une blague de potache et puis c'est qui ce Leto ? Pourtant, en 2025, c’est bien ce qui nous arrive avec Tron: Ares. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Disney a réussi l’exploit de transformer une franchise culte en… eh bien, heu...en quelque chose.

Publié le 21 octobre 2025
Tron: Ares – 404 : Émotion not found

Tron, c’est quoi ce truc ?

Pour ceux qui auraient vécu dans une grotte (sans Wi-Fi, donc), Tron est un film sorti en 1982 qui a marqué l’histoire du cinéma en étant l’un des premiers à mélanger live-action et images de synthèse. L’histoire ? Un informaticien, Kevin Flynn (Jeff Bridges), se fait aspirer dans un monde numérique où les programmes ont une apparence humaine et s’affrontent dans des jeux mortels. À l’époque, c’était révolutionnaire. Le film a mis du temps à trouver son public, mais aujourd’hui, il est considéré comme un classique geek de la SF, notamment pour son esthétique cyberpunk avant l’heure.

Tron: Ares – 404 : Émotion not found
© 2025 Walt Disney Pictures

En 2010, Disney sort Tron: Legacy, une suite qui mise sur l’esthétique (merci les Daft Punk pour la BO) et l’héritage du premier film. Le résultat ? Un film visuellement sublime, mais un scénario un peu léger. Et voilà qu’en 2025, Tron: Ares débarque, avec l’ambition de relancer la franchise… ou du moins, de ne pas la laisser mourir dans l’indifférence générale.

On en pense quoi de ce...Tron ?

Alors, Tron: Ares, c’est bien ou c’est nul ? On va être polis : c’est un rendez-vous manqué pour ne pas dire qu' Ares est d’une bêtise affligeante, avec un scénario qui part en vrille (et pas dans le bon sens). Le film parle d’intelligence artificielle, de géants technologiques, de programmes qui deviennent presque humains… mais sans jamais aller au bout de ses idées. On coche des cases. IA ? ✔️. Conflit techno ? ✔️. Question existentielle ? ✔️. Guerre des géants de la tech ? ✔️.

Mais rien ne respire. Film algorithmique. Les dialogues sont plats. Les enjeux manquent d’impact. Tout semble prévisible, et même les fameuses Light Cycles reviennent, mais sans retrouver la tension ou l’inventivité d’avant, on regarde, mais on ne ressent pas grand-chose, si ce n'est une grande lassitude de ce que Disney fait notre enfance avec beaucoup de cynisme.

Des personnages aussi charismatiques que le fond d'écran officiel de Windows XP

Si vous espériez retrouver l’énergie magnétique de Jeff Bridges dans le premier Tron, il va falloir revoir vos attentes. Ici, il donne plutôt un impression de malaise, en pyjama, en errance (sans doute pour plein de raisons personnelles) ... on l'aime tellement qu'on aurait préféré ne pas le voir du tout dans le film plutôt que cette image...présent, oui, mais sans la flamme.

Du côté de Jared Leto, qui incarne Ares, un programme IA découvrant l'humanité, la performance semble constamment en mode économie d’énergie. L’idée du personnage est intéressante, a défaut d'être originale, mais l’interprétation reste étonnamment plate, comme si tout était retenu, jamais vraiment habité.

Evan Peters - qu’on a connu bien plus intense ailleurs - paraît ici sous-exploité, tandis que Greta Lee, pourtant présentée comme une hackeuse badass, n’a finalement pas grand-chose à défendre à l’écran. Au final, les personnages donnent l’impression d’avoir été écrits à la va-vite, comme une compilation d’archétypes techno un peu trop vus.

La BO : le seul vrai point positif

Heureusement, il y a Nine Inch Nails...et ça, on aime ! Merci. La bande originale de Trent Reznor et Atticus Ross est une tuerie. « C’est la seule raison de voir ce film », avoue Manu. « La musique est industrielle, hypnotique, et elle donne une dimension presque mystique à des scènes qui, sans ça, seraient complètement ridicules. »

C’est peut-être ce qui reste le plus en tête en sortant de la salle, la musique... et un couché de soleil ridicule.

La grille qui se prend les pieds dans les câbles (haha)

Bon les amis, faut-il aller voir Tron: Ares ? La réponse est simple : non. Sauf si…

  • Vous êtes un fan inconditionnel de la franchise et que vous voulez voir à quel point Disney a raté son coup (mais attention, ça peut faire mal).
  • Vous adorez les films visuellement impressionnants, même si le scénario est nul (dans ce cas, allez-y en 3D, apparemment ça aide).
  • Vous voulez écouter la BO de Nine Inch Nails en salle (et là, on vous comprend.).

Sinon, économisez vos 15-20 balles et réécoutez plutôt la BO en regardant le premier Tron (1982), qui, lui, a le mérite d’être culte. « C’est un film qui a vieilli, mais qui a une âme », rappelle Cédric.

Mots clés :
SFintelligence artificielleJared Leto
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